Voilà qu'à son tour la défunte école primaire Jean Jaurès est tombée sous les coups du bulldozer des disciples de la densification!

platanes j- Jaurès avant destruction

cole avant destruction

Il devenait sans doute insupportable à certains de voir toujours debout ce bâtiment emblématique de la République, orné du drapeau français, et sa belle cour ombragée d'une vingtaine de platanes centenaires...

              Voici donc ce qui reste du bâtiment

école rasée

debris de balcon

            et ce qui reste des platanes.....

Platane rase

Heureusement le Conseil Municipal, qui veille avec un zèle bien connu sur le patrimoine testerin, a prévu de sauver l'inscription qui signalait jadis fièrement la mission de l'école de Jules Ferry...

fronton J-Jaures

.... en confiant ce bien communal à un promoteur privé pour décorer le pignon de la future résidence Agathé, bien visible sur l'affiche de promotion placardée sur les palissades du chantier actuel : c'est ce que Monsieur le Maire appelle "un élément de rappel patrimonial"

rappel patrimonial sur Agathe

journées patreimoine 15-16-09 2012 001

Comme chaque année, ASPIT a participé à ces journées, à bord d'un petit train, en commentant un parcours patrimonial de l'Eglise de La Teste au Moulin de Bordes, dont le propriétaire, Monsieur Doucy, sait toujours captiver son auditoire.

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Le vendredi après-midi, deux visites étaient réservées à des élèves de CM2 des écoles primaires Gambetta et Brémontier. Les samedi et dimanche étaient ouverts à tout public, et nous avons eu le plaisir de compter parmi les passagers d'éminents membres du Conseil Municipal, dont certains reviennent même chaque année, désireux de manifester ainsi un appui précieux à l'action d'ASPIT, car on ne saurait envisager qu'ils y viennent seulement pour découvrir les charmes du patrimoine local.

Cette promenade en petit train a permis de prendre la mesure des destructions qui affectent notre patrimoine: la Maison Lesca et son parc ainsi disparus vont laisser place à un vaste immeuble neuf dont la publicité nous invite à apprécier "l'intégration parfaite dans l'architecture locale". Le mot "désintégration" nous eût semblé plus approprié, quand on circule dans le couloir des rues du XIV Juillet, P. Dignac et Victor Hugo: "le triangle des Boios"!...

Comment ne pas penser à cette réflexion de l'architecte niçois Marc Bariani (1) : "il faut faire le tri: si une société garde tout ce dont elle a hérité, elle s'ankylose. Mais si elle fait table rase du passé, elle court le risque de l'éclatement".

Le samedi à 17h, à l'Hôtel de Baleste, Denis Blanchard-Dignac accueillait un public nombreux pour une conférence dont le thème, "Conjuguons notre patrimoine communal", permettait de mettre en perspective et en harmonie les richesses de La Teste-centre, Cazaux et Pyla. Puis le Cercle des poètes du Bassin d'Arcachon offrait une lecture passionnée et sensible de poèmes d'une grande variété de ton et d'inspiration sur notre région. Après quoi un pique-nique toujours apprécié a réuni les sympathisants de notre association.

           (1) commissaire général d'Agora 2012, Biennale Bordelaise d'architecture, entretien dans Sud-Ouest Dimanche du 9 septembre 2012.

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Cette année encore ASPIT participe aux journées du patrimoine du 14 au 16 septembre, sous la forme de visites de La Teste en petit train, dont nos adhérents assurent l'animation.

1. le vendredi après-midi pour deux classes de CM2 des écoles Gambetta et Chambrelent.

2. les samedi et dimanche matin, pour tout public. Les réservations se font à l'Office de Tourisme. Les départs, devant l'église Saint Vincent de La Teste, sont fixés à 10h pour le samedi et 9h 45 pour le dimanche. Le circuit dure environ 2h 30.

D'autre part, samedi à 17h, ASPIT vous invite à l'hôtel de Baleste, rue Jean de Grailly:

* conférence de D. Blanchard-Dignac:"Conjuguons notre patrimoine communal"

* suivie de lecture de poèmes concernant le Bassin d'Arcachon

* exposition de documents originaux sur Jean Hameau, la Forêt Usagère et les origines du Pyla.

* pique-nique et rencontre des amis du patrimoine testerin.petit train

Le massacre a commencé, et à l'abri derrière de hautes palissades fixées rue Victor Hugo, se commet un acte de vandalisme caractérisé contre notre patrimoine: Testerins, touristes, circulez, il n'y a rien à voir!

Voici quelques photos prises avant et après le premier acte de cette tragédie. On voit que le bord du toit a souffert, sans doute au moment de l'abattage des arbres. Quelle importance! Tout va disparaître, dans l'indifférence quasi générale....

 

Parking de la maison Lesca avant l'abattage des arbresParking de la maison Lesca avant l'abattage des arbresParking de la maison Lesca après l'abattage des arbresParking de la maison Lesca après l'abattage des arbres

Pourtant dès lundi matin 30 juillet, nous étions quelques uns sur les lieux à manifester spontanément notre colère, tandis qu'une entreprise venue, semble-t-il, de Bergerac, commençait à scier les grilles et à démonter les piliers du parc. Avec notre banderole, arme si dérisoire face aux bulldozers des démolisseurs, nous avons ralenti la circulation de la rue pour essayer de sensibiliser les automobilistes, jusqu'à ce que l'arrivée des patrouilles de la Police Nationale et de la Police Municipale nous oblige à cesser la manifestation.

maison Lesca 30 juillet 2012 039

Le portail ayant disparu, et en l'absence de toute interdiction d'entrer ou de panneau "propriété privée", quelques badauds, croyant sans doute avoir affaire à un jardin municipal, sont entrés jeter un oeil sur ce parc magnifique: ils ont bien fait, car il n'existe plus aujourd'hui! Sous peu également, ils ne verront plus la maison, dont les photos disent assez ce que la commune aurait pu en faire, si la municipalité avait choisi d'y implanter son annexe administrative, ou une auberge de jeunesse, ou tout autre bâtiment public au service des citoyens de La Teste. Mieux! Quel site idéal avions-nous là pour un Musée Municipal, tant attendu, abritant de surcroît les Archives et la Bibliothèque Municipales, au centre d'un parc public aux arbres centenaires, indispensable poumon vert dans l'univers de plus en plus bétonné du centre ville. Cela aurait coûté tellement moins cher que les millions d'euros qu'il va falloir rembourser pendant trente ans à une banque propriétaire du futur et pharaonique Hôtel de Ville...

A l'heure des bilans, personne à La Teste ne pourra dire: "Nous ne savions pas!" Car chacun le sait, et laisse faire !

Voici une dernière image pour voir ce qui reste de cette pauvre maison aujourd'hui 17 août, car le second acte de la tragédie a commencé!

au bulldozer

 

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